Société Nautique de Saint Tropez

1981

Il y a Patrice de Colmont qui raconte (voir “Comment tout a commencé !”) mais il y a aussi l’équipe qui vous accueille chaque année dans la salle de Presse. Elle a résumé pour vous toute l’histoire des Voiles en quelques paragraphes. A lire sans attendre :

Il y a des soirs où l’on a des idées… de génie. Tout a commencé ce 29 septembre 1981, où un défi sans grand intérêt sportif, si ce n’est de défendre un honneur de marin, est lancé entre Pride, le Swan 44 américain de Dick Jason, et Ikra, le 12M JI skippé par Jean Lorrain. Le défi est on ne peut plus simple : départ au pied du village de Saint-Tropez à la Tour du Portalet, virer la marque du haut fond de la Nioulargo (soit «nid du large» en provençal) et arriver devant le restaurant, le «Club 55», situé sur la plage de Pampelonne. Si pour l’anecdote, Ikra l’emporta devant Pride, pour l’histoire, ce défi donna naissance, grâce à la spontanéité et l’enthousiasme de Patrice de Colmont, à la «Club 55 Cup».

 Et de cette régate va naître un événement unique, un rassemblement à part qui va permettre de faire régater des bateaux de course ordinaires avec de prestigieux maxis yachts, des prototypes ultras sophistiqués avec des yachts classiques aux histoires longues comme des jours sans vent. L’incomparable et inimitable Nioulargue va ainsi naître et va, pendant quinze années, mélanger les plus grands marins à des propriétaires de tout calibre. Imaginez que des majestueux Classe J vont alors pouvoir croiser l’étrave avec des bateaux de course de la dernière génération… Imaginez que la partie de joute nautique une fois terminée se continuera en partie de boules et anchoïade improvisées sur la place des Lices…

Et si on retrouvera chaque année ce même état d’esprit et cette simplicité bon enfant, chaque année verra aussi son coup d’éclat, son miracle ou son apparition. 1984 verra le géant Class J Velsheda croiser dans le golfe tandis qu’Eric Tabarly à la barre du maxi Coriolan IV bataillait ferme contre le maxi d’Herbert von Karajan Helisara ou contre Harold Cudmore, alors à la barre de Gitana.

 En 1988, c’est John Parkwright IV, armateur de France II, qui lance un défi à d’autres bateaux alors que les régates officielles sont annulées en raison du fort Mistral qui souffle sur la presqu’île. Il demande juste que l’on donne le départ et que l’on note l’arrivée. La Florida Cup (devenue aujourd’hui Défis Jean Lorrain) est née et sera témoin de fantastiques duels comme celui opposant Astra à Candida ou bien en 1992 le Class J Endeavour et Ville de Paris, alors récent challenger pour la Coupe de l’America.

 Autre temps fort, 1990, avec la venue de cinq trois-mâts : Shenandoah, le magnifique Créole, Raphaelo, Aquarius et Fleurt Je. 1991 voit trois bateaux d’exception pointer l’étrave : Pen Duick d’Eric Tabarly qui vient goûter pour la première fois aux eaux de la Grande Bleue, le Class J Endeavour defender de la Coupe de l’America ans les années 30 et Matador, le célèbre maxi champion du monde en titre appartenant alors à un certain Bill Koch.

1993 accueillera le splendide Tuiga. 1995 célébrera le retour de Kentra et la venue de Mariette. Pour l’anecdote, il faut savoir que lors du tournage du film mythique «Et Dieu créa la femme», Brigitte Bardot avait passé beaucoup de temps à bord de Kentra. Une fois de plus, un de ces fameux et magiques «hasards» de la Nioulargue !

Mais après tant d’années de succès et de reconnaissance, la seizième édition connaîtra un drame. Une collision entre Mariette et un 6M JI, Taos Brett IV qui endeuille l’épreuve et la met entre parenthèse pendant trois ans.

Ce n’est qu’en 1999 que les Voiles de Saint-Tropez reprennent le flambeau jamais éteint.

Et comme par magie, l’automne a retrouvé ses lumières sur les voiles en Mylar et en coton, les défis ont de nouveau fleuri au coin des comptoirs et les parties de boule ont repris sur la place des Lices mêlant Tropéziens et marins du monde entier.

 

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